![]() Pratique Vétérinaire Equine
Rédaction Giraudet A Mot(s)-clé(s): affection neurologique aiguë Pratique Vétérinaire Equine n° - p. 15-23 L’examen d’un cheval présentant un syndrome nerveux aigu est souvent le seul outil dont dispose le praticien avant de mettre en place un traitement d’attaque. Cet examen, parfois difficile à réaliser en raison de l’état du cheval, se fait en trois temps. Tout d’abord l’examen clinique général permettra de confirmer l’origine nerveuse des symptômes et d’évaluer un éventuel état de choc. Dans un deuxième temps, l’examen des nerfs crâniens confirme, ou infirme, une origine centrale. Enfin, un examen du système nerveux périphérique, y compris des réflexes tendineux, et de flexion, permettra de préciser la localisation de la lésion. L’examen du cheval en décubitus, qu’il soit latéral ou sternal, est délicat, car une partie du cheval est difficilement accessible. Moteur de recherche bibliographique (sur Planete-vet) D'ablon X Mot(s)-clé(s): ponction du liquide céphalorachidien Pratique Vétérinaire Equine n° - p. 25-28 Une évaluation attentive du cheval chez lequel on doit pratiquer une ponction de LCR par voie basse debout permet le choix du mode de contention et du degré de tranquillisation nécessaire. Le positionnement correct du cheval et le bon repérage du site de ponction sont nécessaires pour réaliser cet acte relativement simple, mais parfois dangereux par les réactions imprévisibles du cheval quand l’aiguille spinale pénètre dans l’espace sous-arachnoïdien. Une contention correcte et une technique sûre doivent éviter la contamination sanguine du prélèvement. Si la technique est assez facile, les analyses du LCR sont délicates et spécifiques, en particulier la cytologie doit être effectuée rapidement. Moteur de recherche bibliographique (sur Planete-vet) D'ablon X Mot(s)-clé(s): liquide céphalorachidien Pratique Vétérinaire Equine n° - p. 29-34 Après avoir examiné l’aspect macroscopique du LCR, il faut le soumettre rapidement à des analyses cytologiques (numération et différenciation cellulaire). La cytologie donne souvent une orientation diagnostique qui pourra être corroborée par des dosages biochimiques : protéines (albumine et IgG), glucose, enzymes (CK, AST, LDH) et lactates. A partir des analyses sanguines, on calcule le Quotient Albumine et l’Index IgG. Enfin, en fonction de l’examen clinique et des analyses précédentes, on peut soumettre le LCR à des analyses immunologiques et de biologie moléculaire, en particulier pour le diagnostic des affections virales. Moteur de recherche bibliographique (sur Planete-vet) Doucet M, Vrins A Mot(s)-clé(s): traitement,ulcères gastriques Pratique Vétérinaire Equine n° - p. 35-41 Des nouvelles données concernant l’épidémiologie et la physiopathologie des ulcères gastriques sont présentées dans le but de proposer une approche thérapeutique plus ciblée et une utilisation plus rationnelle des médicaments disponibles. Bien que les stratégies thérapeutiques chez le poulain et le cheval adulte soient différentes en raison des facteurs de risque différents, les médicaments utilisés pour diminuer l’acidité gastrique sont les mêmes. Il convient de cibler la prévention et le traitement des ulcères gastriques en fonction des principaux facteurs de risque qui déterminent quand, avec quoi et pour combien de temps il est préférable d’intervenir. Une meilleure gestion de ces facteurs de risque constitue aussi la première étape de toute stratégie thérapeutique ou préventive. L’alimentation, l’entraînement et l’utilisation d’agents anti-inflammatoires non stéroïdiens sont ainsi à prendre en compte. Moteur de recherche bibliographique (sur Planete-vet) Doucet M, Vrins A Mot(s)-clé(s): traitement,ulcères gastriques Pratique Vétérinaire Equine n° - p. 43-51 Les médicaments utilisés pour le traitement des ulcères gastriques agissent soit en protégeant la muqueuse gastrique, soit en diminuant l’acidité gastrique. Les protecteurs de muqueuse ont un effet mitigé, tandis que le sucralfate ne semble être indiqué que pour les ulcères de la portion glandulaire de l’estomac. Plusieurs agents thérapeutiques ont fait l’objet d’études visant à déterminer leur efficacité anti-acide chez le cheval. La capacité à diminuer l’acidité gastrique, ainsi que l’efficacité clinique pour guérir les ulcères gastriques, varient considérablement selon la classe de médicaments. Les antagonistes des récepteurs histaminiques de type 2 tels que la cimétidine, la ranitidine et la famotidine, ainsi que les inhibiteurs de la pompe à protons tels que l’oméprazole, sont les seuls agents efficaces pour atteindre les objectifs thérapeutiques recherchés pour les chevaux de tous âges. Moteur de recherche bibliographique (sur Planete-vet) Cauvin E Mot(s)-clé(s): imagerie médicale,myélopathies compressives,ataxie Pratique Vétérinaire Equine n° - p. 5-13 Les lésions de compression médullaire (myélopathies) en région cervicale sont les causes les plus fréquentes d’ataxie chez le cheval. Le syndrome de myélopathie sténotique cervicale, dû à des malformations des vertèbres lors de la croissance, est le plus souvent impliqué, mais d’autres causes congénitales, traumatiques ou acquises ont été décrites. L’examen clinique et neurologique permet de confirmer la présence de troubles de la proprioception (ataxie) et de localiser les lésions à la colonne vertébrale cervicale, mais un diagnostic lésionnel n’est obtenu que par l’imagerie. La radiographie apporte des éléments sémiologiques majeurs. Cependant, la confirmation d’une compression est rarement possible sans le recours à une myélographie. Celle-ci permet généralement de confirmer le ou les sites de compression médullaire ; elle est nécessaire chaque fois qu’un traitement chirurgical est envisagé, mais de nombreux pièges et imprécisions ont été identifiés, et il convient de les prendre en compte dans l’interprétation des myélogrammes. Moteur de recherche bibliographique (sur Planete-vet) Leglise A, Barrier-Battut I, Holopherne D, Couroucé-Malblanc A, Maurin E, Madec S Mot(s)-clé(s): incontinence urinaire,uretère ectopique,urographie intraveineuse Pratique Vétérinaire Equine n° - p. 53-59 Une ponette shetland naine âgée de neuf ans est présentée à la consultation pour incontinence urinaire. Les premiers examens font suspecter une incompétence sphinctérienne, mais l’endoscopie génitale permet de voir l’urine s’écouler dans le vagin depuis un orifice distinct du méat urinaire. Le diagnostic final d’uretère gauche ectopique est établi grâce à l’urographie intraveineuse. Cet examen permet en outre de suspecter fortement une agénésie rénale du côté droit. L’ectopie urétérale est une malformation congénitale uni- ou bilatérale qui se manifeste en général dès la naissance par une incontinence. L’urographie intraveineuse est l’examen de choix pour le diagnostic des uretères ectopiques chez les poulains et chez les poneys. Comme chez le chien et chez le chat, l’administration de produits de contraste tri-iodés, non ioniques et de faible osmolarité pourrait être la technique qui engendre le moins d’effets indésirables. Moteur de recherche bibliographique (sur Planete-vet) Coudry V, Denoix J-M Mot(s)-clé(s): échographie,desmopathie,appareil locomoteur,enthésopathie,paturon,ligament sésamoïdien oblique Pratique Vétérinaire Equine n° - p. 61-66 Bien que situés dans la région du paturon, les ligaments sésamoïdiens distaux (LSD) appartiennent fonctionnellement à l’appareil suspenseur du boulet, en particulier les ligaments sésamoïdiens obliques (LSO) qui constituent le prolongement des branches du ligament suspenseur du boulet (LSB). L’échographie s’est imposée comme l’examen complémentaire de choix dans l’évaluation des affections tendineuses ou ligamentaires du paturon. La technique d’échographie des LSO est simple, mais requiert une connaissance précise de la topographie de ces ligaments. Cette modalité d’imagerie diagnostique est non invasive et facilement accessible en pratique courante. L’échographie des LSO fait donc partie de l’évaluation de routine des affections du paturon, de l’articulation métacarpo-(tarso)-phalangienne et de l’appareil suspenseur du boulet. L’objectif général de cet article est de décrire la technique d’examen échograhique des ligaments sésamoïdiens obliques (LSO), et de présenter les images échographiques de référence et les principales lésions mises en évidence à partir de cas cliniques. Moteur de recherche bibliographique (sur Planete-vet) |