Quelle est la fréquence des soins buccodentaires ?  
 

La fréquence des examens de la cavité buccale dépend des patients, de leur âge, de leur utilisation et de l'éventuelle présence d'une pathologie ou d'une anomalie.

En général, on considère qu'une visite annuelle semble être le bon rythme.

Cas du jeune cheval : il est impératif que le premier contrôle soit effectué avant le débourrage notamment pour préparer le poulain à la présence du mors (recherche de dent de loup, arrondir les premières prémolaires).

La précocité de la première visite est utile pour repérer d'éventuelles anomalies et pour les corriger plus aisément. On surveillera également la période de 2 à 4 ans où s'effectue le remplacement des dents lactéales, parfois gênant notamment pour les prémolaires.
Pour le poulain de course, on réalise deux visites par an du débourrage (yearling) jusqu'à 4 ans.

Cas du cheval adulte : un contrôle annuel est recommandé

Cas du cheval âgé : c'est la qualité du vieillissement de la dentition qui va dicter la fréquence des visites, tous les 2 ans dans le meilleur des cas, jusqu'à 2 fois par an pour les plus mauvaises bouches.

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  Est-il nécessaire de procéder à une sédation ?  
 

Une sédation adaptée apporte des avantages incontestables :
- une meilleure qualité des soins
- un confort pour le cheval, le praticien et l'aide
- une sécurité accrue pour le cheval, le praticien et l'aide
Elle est incontournable dans un certain nombre de cas et fort utile dans une majorité de cas.

De plus, les chevaux ne gardent pas de mauvais souvenir de l'intervention, on ne constate pas de nervosité particulière dans les écuries et l'abord de la bouche ne provoque pas de réaction négative.
Les inconvénients sont minimes, les risques liés à la sédation sont faibles si l'examen clinique est bien mené, le patient peut être rapidement remis au travail et les chevaux se négativent au contrôle anti-dopage en quelques jours.

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  Faut-il recourir à un vétérinaire plutôt qu'à un "dentiste équin" ?  
 

D'un point de vue légal - code rural - seuls les vétérinaires sont habilités à pratiquer des soins aux animaux (à l'exception des maréchaux ferrant pour les pieds des chevaux). Au delà du fait que les contrevenants s'exposent à des amendes et des peines de prison, le fait de s'adresser à un vétérinaire apporte des garanties par un contrôle par le conseil de l'ordre des vétérinaires ; en revanche en cas d'incident pour le cheval ou la personne qui le présente -voire pour tous dommages causés à des tiers se pose le problème de la responsabilité (assurance) d'un non vétérinaire exerçant illégalement.
De plus, en s'adressant à votre vétérinaire traitant ou à un confrère avec qui il travaille habituellement, le suivit du patient est plus cohérent.
La formation et la compétence des "dentistes équins" sont extrêmement aléatoires.
Enfin, le vétérinaire apporte un plus par ses compétences médicales et chirurgicales non seulement en cas de problème mais aussi pour une évaluation complète du patient ; en outre la possibilité de tranquilliser ou sédater le patient en toute sécurité est un plus non négligeable qui permet également d'effectuer certains soins que les non vétérinaires délaissent discrètement (dernières molaires)...

D'un point de vue "moral" : de la même manière que l'on ne s'adresse plus à un hongreur pour castrer un cheval, pourquoi s'adresser à quelqu'un qui avec la meilleure des volontés ne pourra prétendre aux compétences du vétérinaire? A l'aube du troisième millénaire, le cheval mérite bien qu'on lui offre ce qu'il y a de mieux pour son bien être.

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  Quelle est la durée des soins buccodentaires ?  
 

15 à 20 minutes semblent généralement nécessaires, jusqu'à une demi heure voire beaucoup plus pour les extractions de molaires

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